Spider-Man : Brand New Day

2026

Que ce soit la sélection des personnages dans la boîte à jeu Marvel, le casting, les décors, les enjeux émotionnels, ce Spider-Man commence par un scénario solide et une série de bons choix pour lui donner vie, qui réussit même à rattraper certaines errances des précédents volets.

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Qui l’eût cru ? Marvel a réussi à faire un bon Spider-Man.

Ce changement de réalisateur a décidément fait du bien : après une trilogie qui rivalisait de médiocrité avec la série parallèle Venom, Marvel a remplacé le tâcheron John Watts par Destin Daniel Cretton, déjà derrière le moyen Shang-Chi et la différence est flagrante. On a enfin un film Spider-Man qui raconte quelque chose, qui le raconte bien, notamment sur le plan visuel.

Je n’irais pas jusqu’à dire que le réalisateur a eu la latitude artistique d’un Sam Raimi, mais enfin quelqu’un qui sait mettre en scène les pouvoirs de l’homme araignée en utilisant beaucoup la verticalité, les ralentis. L’action est bien lisible, la séquence dans la prison montre quelques bonnes idées et les passages immersifs de vols sont bien plus réussis que ceux de Marc Webb dans la deuxième saga.

Sur le plan émotionnel également, le film est plus mature et les émotions de Peter Parker font partie intégrante du récit. Ce volet retrouve la gravité du personnage, comment ses choix ont des conséquences sur sa vie et son moral. De ce point de vue, plusieurs moments rappellent Spider-Man 2, mais en intégrant les arcs précédents laissés en plan derrière l’humour obligatoire de Marvel.

Les autres personnages ont aussi une belle place, à commencer par MJ qui a un rôle très intéressant ici, en lien avec l’adversaire principal du héros. Lequel est particulièrement intriguant et inattendu si on a échappé au spoil, qui apporte aussi une dimension émotionnelle plutôt crédible et proche de la motivation réhabilitatrice de Peter Parker. Sa dualité avec le Punisher renforce cet aspect, et leur relation fonctionne à merveille.

Les ajouts au casting venant des séries Marvel et autres sont concluants et utiles, mais surtout Tom Holland et Zendaya ont enfin de la place pour s’exprimer. Les emprunts aux anciennes versions de Spider-Man ainsi qu’aux jeux vidéo d’Insomniac sont bien intégrés dans l’histoire tout en restant singulière et passionante à suivre.

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