Les yeux plus gros que le ventre

Retour sur un tutoriel Blender long et imparfait : de la modélisation complexe aux cheveux ingérables, en passant par le rigging abandonné. Les défis réels de la pipeline 3D, de la modélisation à l'animation

Que ce fût long d’arriver plus ou moins au bout de ce tutoriel de Polycount_3D.

Je voulais continuer sur le rigging et après avoir démarré quelques tutoriels, je me suis bien rendu compte que c’était compliqué sans passer par la case création de personnages. Donc j’ai trouvé ce tutoriel, long, complet et qui me permettait de voir toute la pipeline du modelage à l’animation. Autant dire que chaque étape a été un défi et une prise de tête.

Déjà, modeler à la souris, sachant que je ne suis pas fort en dessin, tout ce qui est les lèvres, les doigts ou les détails en général ont été extrêmement compliqués. La retopologie derrière, particulièrement sur la main, s’est avérée interminable avec le shrinkwrap qui déplace les sommets n’importe où, un enfer.

Au passage, j’ai voulu m’attaquer aux cheveux. Je n’imaginais pas à quel point ce n’était pas évident de faire juste tomber la crinière. J’ai dû passer trois jours dessus pour un résultat, ma foi peu convaincant. J’ai essayé plusieurs petits tutoriels (ici, ici et ici) pour arriver à quelque chose que je trouvais acceptable, puis il fallait bien avancer.

Après ça, le tutoriel part dans des trucs de normal map en sculpture, je n’ai pas bien saisi de quoi il s’agissait et enfin, les textures à l’aide de ucupaint que je n’ai pas bien compris, en même temps je commençais à saturer de ce tutoriel, si bien qu’à la fin, quand j’ai voulu m’attaquer au rigging qui semblait tellement complexe et éloigné de ce que j’avais, j’ai préféré tenter de le faire moi-même, mais ça ne fonctionnait pas, j’ai donc jeté l’éponge et décidé de m’arrêter là.

Rendu final de mon personnage

Je pense d’abord que cette vidéo ne s’adressait pas vraiment à des débutants dans Blender, d’autant plus que la pédagogie était aux abonnés absents. La personne marmonne, le son est de piètre qualité et le tout semble improvisé. Ça a rendu ce tutoriel assez pénible à suivre même si j’ai appris des choses. Donc la prochaine étape, ce sera soit refaire mon avatar en 3D avec ce que je viens d’apprendre, soit un autre tutoriel.

Pendant ce temps, j’ai bien repris le visionnage régulier de films avec Hamnet d’abord, qui m’a complètement anéanti. J’ignorais totalement de quoi parlait le film, je n’avais vu de Chloé Zhao qu’Eternals — une très bonne surprise pour le MCU — et je dois dire que le sujet, la mise en scène, le casting avec Jessie Buckley en tête, m’a plusieurs fois poussé au bord des larmes et bien au-delà. J’espère a minima le voir repartir avec la statuette de meilleure actrice aux prochains Oscars, ce dimanche 15 mars.

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Hamnet 10/10

Ce film m’a anéanti.

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Je recommande au passage le visionnage de la vidéo d’Écran Large sur le film, je partage globalement l’avis exprimé :

J’avais bien aimé 28 ans plus tard, en particulier pour cette fin d’une grande poésie macabre. Et, plus le temps passait, plus je me rendais compte que cette fin restait dans un coin de ma tête. Finalement, ça aura été un des films les plus marquants pour moi sur cette année 2025, j’attendais impatiemment la suite réalisée cette fois par Nia DaCosta, et même en se passant de toute la technique expérimentale chère à Danny Boyle, Le Temple des Morts reprend ce qui m’a percuté dans le précédent volet. Je suis impatient d’en voir la fin.

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28 Ans plus tard : Le Temple des morts 8/10

Tout ce qui m’avait particulièrement séduit dans le précédent volet est ici décuplé et confirme une trilogie avec une thématique bizarrement moins nihiliste qu’attendu avec ce sujet. Au contraire, le film se veut combatif et un avertissement contre les cyniques et les manipulateurs. Il est aussi un message d’espoir, l’humain peut avoir de l’éthique dans l’adversité, l’homme n’est pas forcément un loup pour l’homme, et sa compassion peut être réparatrice.

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En France, sûrement un des films importants de l’année dernière, c’est sûrement La Petite Dernière de la marseillaise Hafsia Herzi. Comme ses personnages à l’écran, son long-métrage est d’une grande sensibilité. La scène de fin est particulièrement magnifique.

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La Petite Dernière 8/10

Un très beau film sur le passage à l’âge adulte contrarié par une orientation mal acceptée, dés questionnements, des cœurs brisés. C’est très doux et sensible, parfois drôle et joyeux, ni misérabiliste ni bêtement critique des freins à l’émancipation.

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Un autre film qui ressemble à son actrice, c’est The Chronology of Water de Kristen Stewart. C’est révolté, très direct et proche des émotions. Une première expérience de réalisation prometteuse, probablement une future grande, en tout cas elle a clairement des choses à dire.

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The Chronology of Water 7/10

Une proposition sensorielle, étouffante et mal aimable qui repose sur une histoire cruelle, un casting époustouflant de vérité ainsi qu’une image et un montage immersifs. Le film se veut violent et dérangeant, nous jette à la figure sans détours toute la brutalité patriarcale et la difficulté pour l’héroïne de ne pas rester submergée sous la souffrance.

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À l’inverse, il y a ce film-là… J’ai pas compris. Y’a rien. C’est honteux. Surtout quand on compare à The Brutalist qui parle aussi d’un architecte “radical”, mais qui raconte des choses de cette époque, des rapports de classe, et juste d’architecture tant qu’à faire.

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L'Inconnu de la Grande Arche 2/10

Que ce fut long de suivre le parcours d’un gros bébé, ça ne raconte rien si ce n’est le sempiternel refrain de l’artiste exigeant qui pourrit son entourage et qu’on devrait acclamer malgré le piètre humain qu’il est.

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Pour les séries, j’ai commencé la saison 2 de Monarch Legacy of Monsters avec deux fois plus de Keiko, et ça c’est chouette. Même si ces épisodes semblent se concentrer sur King Kong, j’espère qu’on aura quand même Godzilla qui fera coucou. J’ai entamé PONIES aussi, c’est sympa, mais pas ouf pour l’instant. Disons que la prémisse est foireuse.

Motchus

#1512 — 3/6

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